Témoignage d'Aryamaan JAIN, doctorant au centre Inria d'Université Côte d'Azur, lauréat du programme DocWalker 2026

Interview

Rencontrez Aryamaan JAIN, doctorant en 3ᵉ année au centre Inria d’Université Côte d’Azur, au sein de l'équipe GraphDeco. Il a effectué un séjour de deux mois à Purdue University, West Lafayette, États-Unis, dans le cadre de sa mobilité doctorale.

1er juillet 2026

Quel est votre domaine de recherche ?

Je suis doctorant en troisième année en informatique. Mes recherches portent sur la génération et la reconstruction de scènes naturelles, avec un intérêt particulier pour les terrains. Ce domaine de recherche relève de l'informatique graphique et s'étend également à la vision par ordinateur et à l'intelligence artificielle.

Comment votre projet de mobilité internationale a-t-il vu le jour ?

Mon projet de mobilité est né d'une collaboration déjà existante avec le professeur Bedrich Benes, avec qui nous avions déjà publié deux articles scientifiques. Pour notre projet suivant, nous souhaitions étendre nos travaux sur les terrains aux arbres, qui constituent un prolongement naturel du type de scènes sur lesquelles je travaille.

Le laboratoire du professeur Benes possède une expertise reconnue dans ce domaine, ce qui faisait de Purdue University une destination particulièrement pertinente. Ce séjour nous a permis de travailler ensemble de manière plus étroite et de discuter du projet en personne.

Comment avez-vous préparé votre départ ?

J'ai commencé à préparer mon séjour plusieurs mois à l'avance, principalement en raison des démarches liées au visa. Pour un séjour aux États-Unis, il est important de prévoir suffisamment de temps entre la demande de prise en charge par l'établissement d'accueil et le rendez-vous à l'ambassade des États-Unis en France. Je recommande de prévoir au moins deux à trois mois pour cette étape.

Dans mon cas, je me suis rendu à l'ambassade pour un entretien, au cours duquel j'ai remis mon passeport ainsi que les documents requis. Environ une semaine plus tard, j'ai récupéré mon passeport avec le visa. Parallèlement, j'ai dû organiser mon logement à West Lafayette, que j'ai trouvé grâce à des forums en ligne.

J'ai également bénéficié du soutien administratif de Nathalie Currid, qui m'a été d'une grande aide pour organiser les différentes démarches avant mon départ.

À quoi ressemblait votre quotidien sur place ?

J'étais basé à West Lafayette, dans l'État de l'Indiana, une ville universitaire qui accueille de nombreux étudiants. J'ai passé l'essentiel de mon temps au laboratoire, à travailler sur mes recherches et à échanger avec l'équipe d'accueil.

Le laboratoire organisait des réunions d'équipe hebdomadaires ainsi que des entretiens réguliers en tête-à-tête avec mon encadrant sur place. Ces échanges ont été très utiles pour obtenir des retours sur mes travaux et découvrir une autre manière de conduire la recherche. Le fait d'être présent sur place facilitait également les discussions informelles avec les autres doctorants et chercheurs du laboratoire.

Computer science building
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Que retenez-vous de ce séjour doctoral à l'étranger ?

Ce séjour m'a permis de découvrir la manière américaine de faire de la recherche, que j'ai trouvée assez différente de celle à laquelle j'étais habitué en Europe. J'ai eu le sentiment que le rythme de travail était plus rapide en termes d'itérations, tout en étant plus détendu dans les interactions quotidiennes.

Sur le plan scientifique, j'ai beaucoup appris sur la modélisation des arbres et sur les liens possibles avec mes travaux sur les terrains. J'ai également noué de nouveaux contacts de recherche, qui pourront donner lieu à de futures collaborations. Dans l'ensemble, cette expérience a été très enrichissante, tant sur le plan scientifique que personnel.

Quels conseils donneriez-vous aux futurs candidats à une mobilité internationale ?

Mon principal conseil est de préparer son séjour suffisamment à l'avance, en particulier si un visa est nécessaire, car les démarches administratives peuvent prendre du temps. Je recommande également d'échanger autant que possible avec les étudiants et les chercheurs du laboratoire d'accueil. Ces interactions sont souvent très enrichissantes et permettent d'apprendre beaucoup en observant les méthodes de travail et les approches de recherche d'autres équipes.

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