Témoignage de Margaux Schmied, doctorante au laboratoire i3S, lauréate du programme DocWalker 2026
Interview
Margaux Schmied, doctorante en 3ᵉ année au laboratoire i3S de Sophia Antipolis, revient sur son séjour au laboratoire INGI d'UCLouvain, Belgique, réalisé grâce au programme de mobilité doctorale DocWalker.
16 février 2026
Quel est votre domaine de recherche ?
Je travaille en programmation par contrainte, un domaine de l’intelligence artificielle qui consiste à modéliser et résoudre des problèmes de décision complexe à l’aide de contraintes. Mes recherches portent notamment sur les contraintes globales avec coûts, et sur le développement de bornes efficaces afin d’améliorer les performances des solveurs.
Comment a débuté votre projet de mobilité internationale?
Mon projet de mobilité est né d’une collaboration scientifique déjà existante avec une équipe de recherche étrangère spécialisée en optimisation et en programmation par contrainte. Dans le cadre de mes travaux de thèse, il est rapidement apparu qu’un séjour sur place permettrait d’approfondir cette collaboration, de confronter mes approches à d’autres méthodologies et d’élargir mes perspectives scientifiques. La mobilité s’est donc inscrite naturellement dans la continuité de mes travaux de recherche et dans une volonté d’ouverture internationale.
Comment avez-vous préparé votre départ ?
La préparation s’est faite à la fois sur le plan scientifique et logistique. Sur le plan scientifique, nous avons défini en amont des objectifs clairs : problématiques à approfondir, expérimentations à mener et résultats attendus. Cela m’a permis d’arriver avec une feuille de route précise. Sur le plan logistique, j’ai anticipé les démarches administratives, le logement et les aspects pratiques afin de pouvoir me concentrer pleinement sur la recherche une fois sur place. Cette phase de préparation a été essentielle pour rendre le séjour efficace et serein.
Comment se déroulait votre quotidien sur place ?
Mon quotidien était rythmé par les réunions de recherche, les échanges informels avec les membres de l’équipe et les phases de travail personnel. Au-delà de la recherche, le séjour a également été une immersion dans un nouvel environnement académique et culturel.
Que retenez-vous de ce séjour doctoral à l’étranger ?
Je retiens avant tout un fort enrichissement scientifique et humain. Sur le plan scientifique, ce séjour m’a permis de consolider mes travaux, d’affiner certaines approches théoriques et d’élargir ma vision des problématiques abordées. Sur le plan personnel, il m’a appris à m’adapter à un nouvel environnement, à travailler dans un contexte international et à gagner en autonomie. Cette expérience a renforcé mon intérêt pour les collaborations internationales et la recherche académique.
Auriez-vous un conseil pour les futurs candidats à la mobilité ?
Je conseillerais de préparer le séjour en amont avec des objectifs scientifiques clairs, tout en restant ouvert aux opportunités imprévues. Il est important d’oser poser des questions, de multiplier les échanges et de profiter pleinement de la dynamique collective sur place. Enfin, il ne faut pas hésiter : une mobilité internationale est une expérience exigeante, mais extrêmement enrichissante, tant sur le plan scientifique que personnel.